Fan du Toulouse FC, Jean-Baptiste Cazal, aka Zalca JB sur Twitter, nous raconte son périple en principauté d’Andorre. Du championnat à la Coupe d’Europe, il nous dévoile les coulisses d’un football méconnu.

© JB Cazal

Tout à commencé en 2008 avec un Espanyol Barcelone – FC Séville (3-4). Depuis, Jean-Baptiste Cazal, directeur sportif dans un club de tennis à Pibrac, enchaîne les voyages avec un seul objectif en tête : consommer du sport. Le Madison Square Garden de New-York pour de la NBA, le Foro Italico de Rome pour le tennis ou plus récemment un petit week-end au Portugal où, “il a vu 8 matchs de foot”, ce père de famille de 37 ans ne reste pas en place. Lui, qui se trimballe généralement dans les gradins avec son maillot du Téfécé floqué Gignac, est revenu pour Tribune C sur une session de groundhopping vécue en Andorre. Match européen, paysage à couper le souffle et alcool pas cher, bienvenue dans un des plus petits pays d’Europe, niché entre l’Espagne et la France.

Comment t’es venu l’idée d’aller voir des matchs en Andorre ?
Jean-Baptiste Cazal : J’habite près de Toulouse à quasiment 1h30 de l’Andorre. Comme c’est une principauté, il y a plein produits détaxés, beaucoup de gens de ma région y vont pour acheter des cigarettes, de l’alcool et de l’essence. Un jour, grâce à l’application Futbology, j’ai vu qu’il y avait des matchs de championnat là-bas. J’ai donc proposé à ma femme de me laisser partir en Andorre faire les courses et d’en profiter pour aller voir des matchs. Elle m’a dit pas de problème. Et oui, c’est ça la négociation.

Une fois là-bas, qu’est-ce que tu as fais ?
Quand je voyage, je prends des covoitureurs via Blablacar pour réduire les coûts du transport. Une fois que je les ai déposé, j’ai cherché l’endroit où se déroule le match. En discutant avec des gens, je me retrouve devant le stade municipal avec une tribune pouvant accueillir 150 personnes au terrain synthétique. Cette enceinte est censée accueillir toute la première journée du championnat andorran. Les matchs sont décalés, un à 12h, un autre à 17h ainsi de suite. Entre chaque match, des supporters partent et d’autres rentrent. J’ai regardé tous les matchs.

© JB Cazal

«Juste avant le début du match, un groupe de français est arrivé en chantant, ils ont sûrement dû prendre un bon apéro avant»

Comment décrirais-tu ce stade ?
Il possède une toute petite tribune. Après, au niveau du paysage, c’est magnifique. Quand les montagnes andorranes sont enneigées, tu ne te crois pas dans un stade de foot. C’est magnifique.

Un mot sur l’ambiance ?
Là-bas, il y a deux clubs phares : Sant Julia et Santa Coloma. Même pour eux, je n’ai pas ressenti un gros engouement. Il n’y a aucun groupe ultra, en tout cas au moment où j’ai été voir les matchs en août 2018. C’est comme si tu allais voir un match de N2 ou N3. On est plus sur des spectateurs que sur des supporters. Je conseille plutôt d’aller voir des matchs de Coupe d’Europe (ndlr : barrage C1 ou C3) plutôt que le championnat.

Quelle rencontre européenne as-tu été voir ?
UE Sant Julia contre un club de Gibraltar, le Europa FC. Ce match, je l’avais coché dans un coin de ma tête depuis longtemps. 

Il faut débourser 15e pour un match de Coupe d’Europe.

Tu en gardes un bon souvenir ?
Oui. C’était le 27 juillet 2019, il y avait une grosse canicule en France. En Andorre, il faisait seulement 17 degrés, tant mieux ! Je me pointe une heure avant le match puis je me renseigne sur l’équipe adverse. Côté tribune, on était 80 dans le stade, ce qui n’est pas trop mal. Juste avant le début du match, un groupe de français est arrivé en chantant, ils ont sûrement dû prendre un bon apéro avant. Ils ont mis une bonne ambiance pendant le match, car ils avaient un pote à eux qui jouait à Sant Julia. Au final, le club andorran l’emporte 3 à 2 en marquant à la 92e alors qu’il était mené 2 à 1. Malheureusement, le retour ne s’est pas aussi bien passé. S’ils avaient gagné, ils auraient rencontré le Legia Varsovie, ça aurait été incroyable. 

Est-ce que tu peux nous parler des services proposés par les clubs ?
Il n’y a pas de snack, ni de food truck car les gens consomment dans les gros supermarchés. Ce n’est pas du tout développé. Dans quelques années, j’ose espérer qu’on en trouve.

Jean-Baptiste Cazal et son maillot du Téfécé floqué Gignac.

Quel est le rituel d’avant match que tu peux nous conseiller ? 
Sur un match qui est à 20h, ça serait bien d’arriver à 12h en Andorre. Tu te fais une bouffe typique : pan con tomate, tapas. Derrière, tu peux aller faire tes courses, puis te rendre à Caldéa, un énorme centre de thermes. Enfin, tu te diriges au stade pour 19h. Il y a également deux ou trois bars à proximité. Ce qui est sympa, c’est que la route montagneuse pour y accéder, tu peux vraiment apprécier le paysage. 

Pierre-Alain Perennou
@pa_perennou

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